Anne-Aël Durand
Une sanction pour ne pas avoir interdit la fessée aux enfants. C'est ce qui devrait arriver à la France mercredi, au motif qu'elle « ne prévoit pas d'interdiction suffisamment claire, contraignante et précise des châtiments corporels » selon le Conseil de l'Europe.
En effet, le droit français autorise un « droit de correction » des enfants au sein des familles, alors même que les punitions corporelles sont interdites à l'école et dans l'armée. La France a pourtant signé la Charte européenne des droits sociaux, qui précise, dans son article 17 que les Etats doivent « protéger les enfants et les adolescents contre la négligence, la violence ou l'exploitation ».
En mai 2014, un amendement interdisant les châtiments corporels déposé par un député écologiste a été retiré de la loi sur la famille, après l'engagement du gouvernement de « reprendre la discussion lors d'une prochaine proposition de loi ».
En 2014, 27 des 47 pays membres du Conseil de l'Europe interdisent tout châtiment corporel à l'encontre des enfants et ils sont au total 44 à travers le monde, selon le recensement de l'association End corporal punishment of Children, qui note une progression rapide ces dernières années.